De nouvelles règles pour l’assurance-chômage


Gouvernement et partenaires sociaux se retrouvent à Bercy pour tracer le cadre de la future négociation sur l’assurance-chômage, avec au centre des débats la définition controversée d’une offre « raisonnable » d’emploi.

Le gouvernement, qui s’est fixé pour objectif de ramener à 5 % le taux de chômage d’ici 2012, a transmis ce week-end aux partenaires sociaux son projet de sanctions pour les chômeurs qui refuseraient deux offres « raisonnables » d’emploi, avec des contraintes accrues au fil des mois sous peine de radiation de deux mois de l’ANPE et d’interruption de l’indemnisation.

Son scénario prévoit ainsi qu’après un an de chômage serait considéré comme raisonnable tout emploi d’un montant supérieur à l’allocation chômage (souvent 57,4 % du salaire antérieur), compatible avec les qualifications et avec un trajet de 30 km maximum ou une heure de transport en commun entre domicile et travail.

Au-delà de six mois sans emploi, il devrait accepter un emploi « rémunéré à 80 % du salaire antérieur » et n’entraînant pas un trajet de plus de 30 km ou un temps de transport en commun supérieur à une heure entre le domicile et le lieu de travail.

Après trois mois de chômage, le chômeur ne pourrait refuser deux fois un emploi « compatible avec ses qualifications », « rémunéré à 95 % du salaire antérieur », « dans la zone définie ».

Ce dispositif, assorti de la formalisation d’un projet professionnel dès l’inscription, rappelle le Plan d’aide au retour à l’emploi (Pare), système d’accompagnement avec sanctions en cas de refus d’emploi négocié en 2000 par le patronat, la CFDT et la CFTC, mais rejeté par le gouvernement socialiste.

Néanmoins, jugeant que « la définition actuelle de l’offre raisonnable d’emploi très floue », le gouvernement « tient à procéder à une clarification ». La définition d’une offre « raisonnable » d’emploi sera au menu d’une première réunion de travail aujourd’hui sur l’indemnisation du chômage.  

 

Travail-Emploi.com

Commentaires

Et les chomeurs non indemnisés ?

Que fait-on pour les chomeurs non indemnisés? Il est mauvais pour une société de laisser traîner une personne sans rien faire.
Pour peu que cette personne ne soit pas rmiste, aucune pression réelle ne se fait pour les forcer à mettre la tête hors de l'eau.

Secondement : il est à mon avis assez aisé de contourner les réglementations. Les rusés renards s'en sortiront toujours en acceptant l'offre et en s'assurant de ne pas faire la différence lors de l'entretien d'embauche. J'ai bien peur que les plus peinalisés par cette nouvelle réglementation soient les personnes qui cherchent un travail bien rémunéré. Combien de temps met-on pour trouver un emploi payé agréablement ?

Troisièmement : comment vont se passer les négociations à propos du salaire lors d'un entretien d'embauche ?