37 % des Français penchent pour le statu quo en matière de 35 heures


Interrogés sur la loi sur les 35 heures, qui fête son dixième anniversaire, par Ifop pour Le Figaro Magazine à paraître demain, 37% des Français souhaitent garder le statu quo en matière de durée du travail. Ces derniers souhaitent « que l’on permette, comme c’est le cas actuellement, aux salariés d’effectuer des heures supplémentaires rémunérées davantage au-delà de la 35e heure ». 14 % aimeraient revenir aux lois Aubry. 28 % préfèrent une négociation du temps de travail par branche ou entreprise afin « que l’on permette aux salariés d’effectuer des heures supplémentaires rémunérées davantage au-delà de la 35e heure comme c’est le cas actuellement et qu’on autorise les entreprises ou les branches d’activité à négocier leur temps de travail avec leurs syndicats ». Enfin, 21 % des sondés voudraient « que l’on abroge totalement les 35 heures ».

La majorité des Français (60 %) pense que la mise en place des 35 heures a eu des conséquences « positives », contre 18 % qui parlent de conséquences « négatives », « sur l’activité des secteurs du tourisme et des loisirs en France ». 41 % des sondés trouve positives les conséquence de cette loi « sur la motivation des salariés » (contre 35 %). En revanche, ils sont 69 % à juger ces conséquences négatives pour « le niveau des salaires » (contre 6 % les jugeant positives) et 52 % à les trouver négatives pour « la compétitivité des entreprises françaises » (contre 13 %).

Enfin, 60 % des sondés affirment vouloir faire « de temps en temps » des heures supplémentaires dans leur entreprise ou leur administration, 22 % vouloir le faire « souvent » et 18 % « jamais ».

 

Sondage réalisé les 16 et 18 mai, auprès d’un échantillon de 1 211 personnes, représentatif de la population française âgée d’au moins 18 ans et constitué selon la méthode des quotas.

 

Travail-Emploi.com